Mais que fait Loulou ?!

J’ai du arrêter de jouer à Fallout 2 vers fin novembre. C’est Super Meat Boy qui m’a détourné de Loulou une première fois, puis les fêtes de noël avec ses traditionnels cassages de bide avec de la bouffe de plus en plus grasse de jour en jour…

Puis c’est Minecraft qui m’a littéralement happé et qui me bouffe mon temps de jeu depuis plus de deux mois maintenant. C’est une saleté ce jeu, une vraie drogue numérique.

Cependant, j’ai enfin commandé la version boîte de New Vegas, et comme je vais avoir très envie d’y jouer quand je l’aurais reçue (si elle se perd pas en route comme la version collector que j’avais pré commandé…), va falloir que je me remette à Fallout 2 et que je le finisse. Ce qui implique une reprise imminente des Aventures de Loulou, sans doute dès la semaine prochaine.

 

\o/

 

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Fallout 2 – Partie 10

J’avais réfléchi longuement sur ce que je devais faire. Pour continuer ma quête et sauver mon village il fallait que je libère Vic. Pour libérer Vic il me fallait 1000 dollars. Je n’avais pas cette somme, mais Metzger m’avait fait une proposition.
En conclusion, pour suivre les pas de Sainte Loulou et sauver mon peuple il fallait que je passe à la casserole.
Sulik me manquait, j’aurais bien aimé en discuter avec lui, au lieu de ça je n’avais pour seule compagnie que ce chien stupide, décharné et potentiellement mortel.
Résignée, j’entrai chez les Esclavagistes.
« Metzger. votre proposition tient-elle toujours ?
-Heh, plus que jamais ma jolie. Toi et moi, une heure (il effectua une petite danse pelvienne) on va faire trembler les murs.
-Ah très bien, j’avais compris que vous vouliez avoir des rapports charnels intimes avec moi.
-Mais c’est vrai, le Grand Metzger va t’faire couiner comme une chienne.
-Non c’est un chien, et il n’est pas à moi, je l’ai trouvé dans le désert et il me suit.
-Bon tais-toi et suis moi. »

Ainsi va la vie. Tout ce que je dirai c’est que « Metzger le Grand » ne correspond pas trop à la réalité.
Quoi qu’il en soit à présent je pouvais repartir avec Vic. Je le questionnai au sujet des fioles à l’estampe de l’Abri 13 qu’il nous avait vendues au village, et il s’avéra qu’il les avait lui même achetées à la Cité de l’Abri. On m’avait déjà parlé de cette ville à La Fosse, c’était à quelques jours à l’ouest.
« Dites donc il craint votre chien, on dirait qu’il va claquer d’un moment à l’autre.
-Ne vous fiez pas aux apparences, ce chien pourrait vous tuer d’un regard si il le souhaitait. »
Je m’approchai de lui pour chuchoter à son oreille.
« Son pouvoir défie l’entendement humain, alors soyez prudent. Et ce n’est pas mon chien.
-Ok.
 »

(photo du chien)

Quant à Sulik, il me manquait trop, alors même si ça me coûtait énormément de revenir à son village, j’allai le chercher.
« Zigouigoui de Sulik parfaitement rassasié, nous pouvoir partir maintenant ! » Me dit-il.

Ainsi, accompagnée de Sulik, Vic et du Chien, nous prîmes la route de la Cité de l’Abri.
Je fais l’impasse sur les quelques tracas inhérents aux voyages dans le Wasteland… Sulik mit un moment avant de faire confiance à Vic, jusqu’à ce qu’enfin le marchand accepte de comparer leurs zigouigouis. A partir de là, Sulik ayant lancé un triomphal « Moi gagner, et largement », ils devinrent comme cul et chemise.
Quant à ce maudit chien, il continuait à nous suivre malgré les coups de pieds que nous lui réservions à chaque fois qu’il s’approchait… D’ailleurs je le soupçonne d’aimer ça, quel animal tordu…
Ainsi donc, après quelques jours de voyage nous atteignîmes la fameuse Cité de l’Abri.

C’était un endroit vraiment différent de ce que j’avais vu jusqu’à présent, et sans doute ce qui se rapprochait le plus de la civilisation d’antan. L’endroit aurait presque pu être accueillant sans ces gardes armés jusqu’aux dents et ces tourelles automatiques elles aussi armées (je n’ai pas vérifié si elles avaient des dents).
Mais ce n’était pas une raison pour ne pas entrer et visiter les lieux. Il fallait que je trouve la maison de Monsieur Ed, l’homme qui avait vendu les Saintes gourdasses à Vic.
« Il habite là-bas », me dit Vic en tendant le doigt en direction d’un taudis qui semblait à deux doigts de s’écrouler sur lui même.
Monsieur Ed élevait des Brahmines ici, et je dois admettre qu’il possédait un beau troupeau. Il me raconta que du temps de sa jeunesse, alors qu’il courait derrière les dollars, les petites culottes et ses brahmines en fuite, il avait pas mal bourlingué et qu’il avait mis la main sur ces fioles, mais il ne savait plus exactement où. Par ailleurs, il m’apprit qu’il y avait un Abri dans la Cité, mais je dois dire que j’avais déjà quelques doutes à ce sujet.

Peut être avaient-ils un JEK ici… Il faudrait que je me renseigne !
La traversée du désert m’avait donné extrêmement soif, et mon gosier ne trouverait le salut que dans un grand verre d’eau. Fort heureusement, non loin, une enseigne indiquant « BAR » me tendait les bras. J’entrai.
« Hola, tavernier. Un verre d’eau glacée pour atténuer le feu de ma gorge.
-Voilà voilà, me répondit-il d’une voix neutre.
-Mon copain et moi prendre gnôle, dit Sulik.
-J’en ai plus les gardes ont tout piqué.
-Ton bar être un drôle d’endroit…
-Les gardes de cette Cité n’ont pas l’air d’être serviables ni très aimables, ajoutai-je. Mais dis-moi, tu n’as pas l’air dans ton assiette.
-Non. Je m’ennuie tellement ici. Je sens que je vais mourir de vieillesse et d’ennui derrière ce bar, à servir de la flotte.
-Eh bien pourquoi ne pas te joindre à nous, comme ça, tu mourras d’autre chose !
-Oh oui, ça serait chouette… »
Nous formions donc à présent un quatuor !

C’était incroyable, telle Sainte Loulou en son temps, j’étais en train de réunir une troupe d’Apôtres qui me suivaient avec dévouement dans ma quête !
Je continuai mes investigations dans la Cité et me rendis bien vite compte que tout n’était pas rose ici. Les gens payaient une fortune pour pouvoir vivre en ces murs et étaient persécutés par les gardes qui profitaient de la faiblesse des habitants. Par contre, au Nord, il y avait la Cité elle même et pour la première fois je vis de l’herbe et des feuillages verts. Maintenant j’étais sûre qu’ils avaient un JEK. Le seul problème c’est que je ne pouvais pas entrer dans la Cité, l’accès étant strictement règlementé.
Je me renseignai donc auprès d’un magistrat pour connaitre les modalités qui me permettraient d’obtenir un passe.

Le premier me répondit :
« Va falloir raquer.
-Je n’ai pas d’argent.
-Va falloir sucer dans ce cas.
-Je ne fais… Plus ce genre de choses.
-Va chier alors.
-Ça je peux. »
C’était un échec total, mais son collègue se montra plus courtois. Il m’expliqua que la Cité avait de nombreux problèmes avec des bandits, mais aussi avec la Ville de Gecko (rien à voir avec la bestiole) un peu plus au nord est. Si je parvenais à les aider, je pourrais obtenir un laisser passer d’une journée pour le Centre Ville.
Ce n’était pas mirobolant, mais toujours mieux que rien. N’ayant pas vraiment envie d’aller à la recherche de bandits sanguinaires pour le moment, je décidai de prendre la direction de Gecko.
En chemin, je ressentis comme un contact, c’était notre bon Chaman qui voulait prendre de mes nouvelles.

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Ça fait toujours plaisir.
Quelques jours de marches plus tard nous arrivions à Gecko, une hameau délabré typique dont les habitants étaient des goules… Je n’en avait jamais croisé, et le discours de feu Sainte Loulou à leur sujet était plutôt mi-figue mi-raisin… C’est donc avec méfiance que j’entrai dans le village…

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Fallout 2 – Partie 9

Le lendemain matin je continuai mes petites affaires en ville. Toujours pas de JEK en vue mais il me fallait de l’argent pour récupérer Vic. J’avais donc accepté quelques petits boulots, comme par exemple retrouver Fred, un junkie qui devait de l’argent à Betty, la gérante du casino.
Personne ne savait vraiment où il se cachait, mais en passant la ville au peigne fin je finis par le dénicher.

« Soyez raisonnable monsieur, donnez-moi cet argent.
-Mais j’en ai b’soin, chuis sur un gros coup là…
-Bon, dans ce cas c’est moi qui paierai votre dette. »
Plus tard…
« Sulik pas comprendre, nous pas être censés vouloir gagner argent ?
-Si mais… Ecoute, je n’y peux rien je suis trop gentille. »

Même si je m’étais faite avoir sur ce coup, j’avais bon espoir de pouvoir entourlouper les Esclavagistes.
En effet, pendant ma conversation avec Metzger, j’avais réussi à endormir sa méfiance et à lui soutirer quelques informations.
« Monsieur Metzger, lui avais-je dit, où donc rangez-vous tous vos esclaves ?
-Haha ! Tu me prends pour un méchant de vieilles BD hein ?! Tu crois que je vais te révéler l’emplacement secret de notre camp de concentration, à quatre jours de marche vers le sud ouest en quittant La Fosse ?!
-Heu patron…
-Tais-toi, je suis en plein monologue ! Tu crois que vais te dire que le mot de passe de la Guilde est « Bébé Phoque », comme ça, juste parce que tu me le demandes !? Mais tu n’y penses même pas !! C’est complètement aberrant, ma pauvre fille ! Tu dois sortir du trou du cul du monde si tu penses ne serait-ce qu’une seconde pouvoir flouer Metzger, le CHEF des Esclavagistes !!
Et …[…]… »

Il y avait de fortes chances que la soeur de Sulik soit emprisonnée dans ce fameux camp secret, et j’y trouverais peut être quelque chose pour amadouer Metzger.
Nous quittâmes donc provisoirement La Fosse en direction du sud ouest.
Quand soudain !!!

Kaga le Banni, l’ex Être Élu, se dressa à nouveau devant moi.
« Ainsi nous nous rencontrons à nouveau, M. Bond.
-Ça fait des jours et des jours que vous me suivez, il fallait bien que ça arrive. »
Je m’attendais à ce qu’il tire une balle dans le vide et s’enfuie en courant en riant à gorge déployée mais cette fois il n’en fit rien.
« Bon. Et maintenant ? Dis-je.
-Eh bien vas-y, attaque moi !
-Franchement Kaga, ni vous ni moi ne souhaitons en arriver là. »
Sulik rangea sa masse avec déception, lui par contre était prêt à en découdre.
« Vous êtes en colère c’est tout. Bon vous avez été banni de votre village, c’est une bonne raison de l’être. Mais je sais qu’au fond vous n’êtes pas un mauvais garçon.
-Mouais, continue…
-Je suis sûre que tout tourne autour d’un traumatisme, pendant votre enfance certainement.
-Heu… C’est à dire que…
-Allez-y, ça vous fera du bien.
-J’ai… (sa voix se brisa) J’AI JAMAIS PU GOUTER UN KINDEEEEEER !! »
Il se moucha bruyamment dans sa manche, de grosses larmes coulant de ses yeux rougis.
-C’est donc ça. Allons allons. Moi non plus je n’ai jamais pu manger de Kinder, et c’est pour ça que nous devons unir nos efforts et trouver le JEK. Chacun de son côté bien entendu, je ne voyage pas avec des névrosés, pas vrai Sulik ?
-Sûr. »

Et voilà. Avec un peu chance Kaga tomberait tête la première dans un piège à loup et je n’entendrais plus jamais parler de lui.

Le voyage vers le camp d’esclaves fut vraiment très mouvementé.

D’après le DLC :
Rave party : fête organisée dans le but de boire, se droguer, bouger ses membres de manière dissymétrique et éventuellement écouter de la musique.
Nous ne restâmes pas longtemps sur les lieux, l’ambiance n’y était pas, et la moitié des raveurs étaient décédée à cause des radiations ou de jet avarié…

Un peu plus tard je pus assister à une étrange et effrayante scène. Un monsieur gigantesque, et quand je dis gigantesque, c’est bien trois mètres de haut, ordonna à ses hommes de mains de mettre en charpie une bande de nomades. Nous avons eu beaucoup de chance qu’ils nous laissent partir, et j’espère ne jamais les recroiser.
Plus loin encore nous trouvâmes une caravane décimée, des bouts de cadavres éparpillés un peu partout façon puzzle… Et un chien au beau milieu, qui décida de me suivre.
Inutile de dire que ma méfiance envers ce chien est infinie.
Vraiment pour un désert, je trouvais que c’était très fréquenté.

Cependant, malgré toutes ces péripéties, quelques jours plus tard nous étions au camps.
Comme convenu dans la Convention des endroits qui craignent, c’était très glauque, et perdu au milieu de nulle part. Sur la gauche, un enclos renfermant des esclaves, au milieu et à droite, deux bâtiments.
Je pris mon air le plus décidé et le plus « peau de brahmine » et j’entrai en trombe dans ce qui me semblait être le bâtiment principal.
« Debout là-dedans, bande de mous !! »
Les personnes à l’intérieur sursautèrent, renversant leurs boissons ou leurs châteaux de cartes de plusieurs étages.

« Haha, je vous y prend, tas de tire-au-flancs ! Si Metzger vous voyait il vous pendrait tous par les… Les…
Couilles ! Me souffla Sulik.
-Ouais, les… Couilles, tout juste !
-Et moi ? S’enquit une demoiselle.
-Fais pas la maline heuu…
Pouffiasse…
-Ouais !! Bougez votre gras ou le Patron viendra ici même vous racler les fesses !! »

Je jouais le tout pour le tout à nouveau, en espérant être crédible dans mon rôle de subalterne hargneux. C’est alors que je remarquai la flaque d’urine sous la chaise du chef du groupe, preuve flagrante que j’avais fait mon petit effet.

« Filez-moi les clefs des cages, on a besoin de nouveaux esclaves à La Fosse.
-Mais… Y a déjà eu un arrivage la semaine dernière !
-Toi tu commences à me baver sur les rouleaux ! Récitai-je (Chapitre 4 verset 9).
-Non ! C’est bon ! Les v’la !! »

Je me découvrais un véritable talent d’actrice, j’ordonnais et les gens m’écoutaient, c’était magique.
La sœur de Sulik n’était pas dans l’enclos alors je tentai ma chance dans le petit édifice tout à droite. Il y avait bien un garde à l’entrée avec un chien, mais il ne posa aucune difficulté non plus.

Elle était bien là, et s’appelait Kurisu (ou Kisuri, je ne sais plus très bien). Elle était avec d’autres prisonniers. Je temporisai le temps d’ouvrir les cages, car Sulik, braquemart à la main, fulminait de rage et aurait bien pulvérisé quelques rotules d’esclavagistes. Les autres esclaves s’enfuirent dans la pampa, sous le regard indifférent du garde et de son chien.
« C’est normal, lui assurai-je. Ils font… Leur gym du matin ! Oui c’est ça, ils font un petit footing et ils reviennent dans une heure. Mais ne le dit à personne c’est un secret.
-OK. »

Nous quittâmes également cet endroit puant sans faire de vagues. Bien d’autres étaient retenus prisonniers ici, mais il fallait se rendre à l’évidence : nous n’étions pas assez armés pour leur faire face. Un jour, peut être que je reviendrais pour régler les comptes…

S’ensuivit la traversée jusqu’au village miteux de Sulik. La mort dans l’âme, je marchais derrière lui, peinée à l’idée de faire tout ce chemin pour me rendre dans un endroit aussi minable. Mais il fallait bien escorter Ku… Machin.

Tout le village me remercia, surtout cette jeune femme que j’avais aidée à entretenir son feu la première fois.
« Merci Loulou, maintenant, moi plus être seule femme du village. Moi pouvoir me reposer une lune sur deux ».
Joie, félicitée, bien être… Bon, quand est-ce qu’on part ?
Finalement, Sulik avait réussi sa quête. Il avait ramené son JEK à lui. Je ne pouvais m’empêcher de voir un étrange lien métaphorique entre nos deux quêtes et…
« Sulik rester ici quelques temps. Rester avec sœur pour zigouigoui, tout ça… Toi partir, mais moi rejoindre toi bientôt.
-Me laisse pas seule avec le chien !! Implorai-je.
-Waf !! »

Sulik m’avait abandonné aux griffes du molosse. Pas à pas, il me suivait comme une ombre vers La Fosse.
Je le surveillais en permanence du coin de l’œil, pensant et repensant à l’endroit où je l’avais trouvé. Tous ces cadavres autour de lui…
Un soir je n’y tins plus, et braquant mon 10mm contre sa truffe, je l’informai que je voyais clair dans son jeu, que je n’étais pas dupe. Je n’eus qu’un gémissement indigné pour toute réponse…

J’arrivai cependant saine et sauve à La Fosse. Il fallait que je libère Vic, mais je n’avais pas mille dollars.
Qu’aurait fait Sainte Loulou à ma place ?

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Fallout 2 – Partie 8

Nom de Loulou, les révélations de Sulik changèrent ma perception du monde, et je me rendis compte que tout autour de moi ou presque tournait autour du… Du… Du zigouigoui quoi.
« Toi pouvoir dire « sexe » tu sais.
-C’est pas le moment Sulik, laisse moi errer quelques minutes dans mon désarroi ! »
Tout ce que j’avais vécu jusqu’ici prit une signification nouvelle, que ce soit le « bonjour » innocent des garçons du village, le regard appuyé des passants, le cinquième Commandement de Sainte Loulou (« Si tu es femme, avec modération ton corps tu utiliseras« ). Et… La proposition de Metzger. Qu’allais-je faire ?! Allais-je me laisser tripoter par ce porc immonde ?
« Ah ça, Metzger être chanceux, Loulou avoir très jolis roploplos.
-Sulik !! …PUTAIN DE MERDE QUOI ! Voilà, tu me pousses à dire des gros mots, t’es content ?! Hein ?!
-Oui, Loulou très jolie en colère. »

J’étais outrée, mais j’avais des choses à faire et je ne pouvais rester plantée là le temps de me calmer.
Je retournai donc à l’église en tentant le tout pour le tout.
« Désolé ma ptite dame, me dit l’un des gardes, mais c’est privé ici.
-C’est Metzger qui m’envoie, me fais pas chier ou je te pète les genoux. Ouvre cette putain de porte avant que je ne me fâche.
-Euh, O… Oui m’dame ! »

Ça marchait ! L’effet aurait été meilleur si Sulik ne pouffait pas de rire derrière moi mais j’étais entrée et je pouvais fouiller les lieux à mon aise. Je n’aimais pas trop avoir recourt à ce genre de vocabulaire, mais force était de constater que c’était plutôt efficace.
Penchée sur une caisse, je surpris le regard pervers d’un garde.
« Qu’est-ce que tu regardes tête de noeud ?!
-Rien m’dame, rien j’vous assure !
-T’as intérêt, sinon je te fais bouffer ton zigouigoui avec tes boulou-boulous !
-… »
Après ça, ils observèrent le silence le plus total. Sulik quant à lui, était rouge écarlate, et je me demandai si il n’allait pas s’étouffer à force de retenir ses rires.
Dans les caisses, il y avait pas mal de produits chimiques. A quoi pouvaient-ils bien servir ? Mais pas de JEK, hélas.
En sortant :

« Loulou pas devoir dire « zigouigoui » si elle vouloir faire peur. Ça être nom d’amour rigolo.
-Ah. Tu sais, c’est nouveau pour moi. »

Toutes ces émotions m’avaient donné une faim de loup. Heureusement ma prochaine destination était le restaurant « Chez Mamma », qui avait bonne réputation en ville.

Le menu ne s’avéra pas très appétissant, la quasi totalité de ses plats étant à base de rat. Ragoût de rat, soupe de rat, rat grillé, rat-burger… Moi j’étais plutôt légume, mais elle me répondit que si je voulais trouver des légumes il me suffisait d’aller dans les rues.
Ceci étant dit, elle avait besoin de quelqu’un pour aller apporter son repas à Smitty le garagiste, celui-là même qui s’occupait pour moi de la Delorean. Je me proposai donc de la dépanner puisque de toute façon il fallait que je retourne au Centre Ville.
En chemin je ne pus résister, et à ma grande honte je mangeai une bonne moitié de ces brochettes de rats qui s’avérèrent fameuses.

A présent je retournai voir le gang de voyous qui m’avaient indiqué l’église.
« Ils gardent tout un stock de produits chimiques là-dedans, leur dis-je. Ah et de la Vaseline aussi, quoi que ça puisse être. »
Je ne saurais dire pourquoi mais ces gens ne me déplaisaient pas, aussi décidai-je de m’acquitter de quelques missions pour eux. Ils m’avaient avoué envier la position des brutes gardant la dite église, et je fis le nécessaire pour qu’ils puissent les attaquer et prendre leur place. C’était la première fois que je me battrais contre des êtres humains et j’étais excitée comme une puce d’eau. Ça se passa de nuit, pendant qu’une partie des gardes se saoulait quelque part en ville.

Tenant mon arme dans une main et le Livre de Loulou dans l’autre, je tirai (le plus souvent à côté) tout en invectivant nos adversaires.
« Hasta la vista baby » *BLAM*, « Je mets les pieds où je veux, et c’est souvent dans la gueule ! » *BLAMBLAM*…
La terreur et l’incompréhension se lisaient dans leurs petits yeux de fouines, et quand ce fut terminé, nous nous occupâmes de leurs collègues, ivres comme des paillassons.
Nous avions tué des gens, mais quand les gens sont méchants c’est pas grave non ? En tout cas j’étais sûre que Sainte Loulou avait aussi tué des gens jadis, et ça me rassurait.

La nuit était bien avancée à présent, et ne rendait pas les rues plus rassurantes. Pour couronner le tout, des murmures fantomatiques se firent entendre au détour d’une ruine… Je n’aime pas plus que ça tout ce qui est murmure fantomatique mais la curiosité fut la plus forte. Intriguée, je m’approchai pour en avoir le coeur net.
Fouillant les décombres et les restes de meubles, le fantôme d’une jeune femme se lamentait tristement.

« Bonsoir madame, vous avez perdu quelque chose ? Dis-je, serviable. Vous savez, je croise pas mal de fantômes ces derniers temps. »
Ses paroles étaient confuses, mais je pus deviner qu’elle avait perdu une amulette. Je n’en avais pas sur moi.
« Vous préférez pas plutôt cet pistolet 10mm flambant neuf ? Il est chargé et tout. »
Mais non, elle n’en voulait qu’après son amulette. Les morts ne sont jamais contents.

Par un hasard des plus insolents, j’appris qu’un jeune drogué avait volé une amulette dans le coin, sans doute LA fameuse amulette. J’allai donc le trouver, et il ne fit pas de difficulté pour me la céder quand je lui expliquai que j’avais rencontré le fantôme, et qu’il viendrait lui casser les genoux si il ne se séparait pas du bijou.
Ayant rapporté son bien à l’apparition, elle se transforma en un tas d’os, que je récupérai pour aller l’enterrer au cimetière, afin qu’elle n’importune plus personne.

Contre toute attente, creuser une tombe m’avait plutôt bien amusé, et je décidai de me servir de ma pelle sur une autre sépulture.
« Ci-git William Wallace. « LIBERTEEEEEEééééééééé«  », indiquait l’épitaphe. Parfait.
Mais elle ne recélait aucun trésor, et le remords m’empêcha d’ouvrir un autre cercueil. Ni vue ni connue, je quittai ce lieu de mort.

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Fallout 2 – Partie 7

Je terminai ma visite du Centre ville en passant devant un bâtiment incongru, puisque contrairement au reste de la ville il n’était pas en train de s’écrouler sur lui même. Des bannières arborant une pomme blanche étaient posées là pour montrer qu’ici c’était le territoire de la Confrérie de l’Acier, une organisation techno-phallo-grosses armes qui poutrent selon les dires de Sainte Loulou quand elle nous contait ses Histoires.
Dans mes souvenirs c’étaient des personnes tout à fait acceptables et c’est donc sans crainte que je m’approchai.

« Bonjour mons…
-Bonjour Loulou long a dû être ton voyage mais plus long et dangereux encore sera la suite de ton périple car explorer le Wasteland n’est pas chose aisée (surtout de nos jours) aussi je te souhaite bon courage et bonne chance dans ton entreprise et n’hésite pas à revenir plus tard pour nous voir car en ce moment l’accès à ce bâtiment t’est interdit pour une raison qui ne te regarde pas.
-Vous en avez du souffle !
-20 ans de trombone ma ptite dame.
-Allez… Pourquoi ne puis-je entrer ?
-C’est parce qu’on pose une nouvelle moquette. »

Je vis bien que ma présence ici n’était pas souhaitée pour le moment, aussi n’insistai-je pas, prenant la direction du Quartier Est où je pourrais certainement en apprendre plus sur le sort de Vic le Marchand.

Cet endroit ne respirait pas la joie de vivre non plus. Sous l’égide des Esclavagistes, des commerces douteux prospéraient, notamment cet étrange bâtiment décoré d’un néon « BAR ».

Quand j’entrai, la lourde atmosphère qui y régnait me prit à la gorge, et le tenancier (j’appris qu’il s’appelait Franckie) me toisait des pieds à la poitrine. Du fond de l’établissement provenaient des râles et des cris.
« Heu bonjour monsieur, quel genre d’échoppe est-ce là ? Dis-je.
-Ici mon chou, on vend du plaisir, du contact humain, du rêve !
-Mais n’est-ce pas une femme que j’entends crier ?
-Ça pour sûr, elle doit en baver.
-Dans ce cas, ne devrions-nous pas lui venir en aide ?
-Ce n’est pas le genre de la maison, pas avant qu’elle ne soit raide.
-C’est horrible, c’est affreux ! Comment permettre cela ?
-Eh bien, les clients payent, ma foi.
-Sulik pouvoir tremper zigouigoui ?
-Suffit Sulik, nous quittons de ce pas ce sombre taudis. Monsieur, je ne vous remercie pas.
-C’est bien dommage pardi, mais n’hésites pas à nous ramener ton joli minois. »

Je n’avais pas très bien compris ce qui c’était passé mais une chose était sûre, je n’avais plus très envie d’y retourner contrairement à Sulik, dont la démarche (de guingois) laissait transparaître un certain malaise, (ou autre chose peut-être ?).
Ayant la puce à l’oreille à ce sujet, il fallait que je refroidisse ses ardeurs, et c’est devant le cimetière que je le plantai.
« Du haut de ces tombes, quarante heu… Zut… Tu sais, cette citation… Des trucs qui nous contemplent…
-Sulik pas comprendre. »
Inutile d’insister.

C’était un cimetière tout ce qu’il y a de plus banal, avec ses tombes, ses corbeaux, ses veuves éplorées (ah tiens non). Chez nous nous avions plutôt l’habitude de brûler nos morts, mais j’avais vu plein d’images de cimetières dans des livres. J’avais le sentiment qu’il se passerait quelque chose ici, mais plus tard. Pour l’heure, c’était plutôt la petite église qui trônait à l’extrémité qui m’intéressait, car je savais de source pas sûre qu’elle pourrait contenir un JEK !
Hélas l’entrée était bien gardée, des personnages à la mine patibulaire jouant une partie d’échec fort disputée devant les portes.
J’appris qu’ils étaient à la solde de Metzger, le Grand Gourou Esclavagiste. Il faudrait donc que je passe d’abord par lui.

Devant le bâtiment de la Guilde Esclavagiste, d’autres gardes tout aussi patibulaires. Tous portaient une lettre gravée sur leur front, « E ».

J’entrai, et sans attendre un homme se jeta sur moi pour m’assaillir de questions. « Je veux juste savoir où est Vic le Marchand » lui dis-je.
Il m’apprit qu’il était retenu ici car il avait cassé la radio Toys’R’us du Chef. Ça tombait bien, j’avais de quoi la réparer sur moi, et je proposai donc mon aide.
« Bénie sois-tu, s’enchanta Vic quand je le renseignai sur le but de ma visite. Mais je crains qu’il ne te faille tout de même négocier avec metzger. »

Et il avait raison. Dans une pièce voisine attendait le chef du Gang. Dehors, on pouvait entendre des lamentations provenir d’un enclos où étaient enfermés des esclaves.
« Aidez-moi », suppliait celui-ci, « Au secours », disait un autre ou encore « Vous n’aurez pas ma liberté de penser ! ».
Metzger me regarda approcher d’un œil torve, salace.
« Je suis Skyppy, heu je veux dire Metzger, le chef de cette bande de joyeux drilles. Je ne suis pas prêt de libérer Vic. Ou alors, il t’en coûtera 1000 caps supplémentaires.
-Je n’ai pas cette somme monsieur. Peut être pourrions-nous arranger.
-D’accord. Toi et moi, dans la chambre, une heure, et ce sera moitié prix.
-Je vais y réfléchir. »

Je sortis, pensive.
« Tu vois Sulik, il suffit de demander gentiment, et les gens sont compréhensif. Ce monsieur veut juste discuter une heure avec moi… De quoi vais-je donc pouvoir l’entretenir ?
-Sulik pas croire que lui seulement vouloir parler.
-Ah ?
-Lui vouloir sortir zigouigoui.
-Ah !
-Toucher roploplos aussi, sûrement.
-Ah…
-Toi pas savoir quoi tout ça être. Sulik pas avoir fait Harvard, mais Sulik pas bête. Allez, Sulik expliquer toi choses de la vie. »

[…]

http://www.clexanis.fr/akodo/noooooooo.mp3

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Fallout 2 – Partie 6

La prochaine destination logique était la Fosse, une petite bourgade au sud est de Klamath qui me paraissait très prometteuse.
Depuis que nous avions quitté la Tribu de Sulik, nous parlions très peu, et la plupart du temps à propos de « zigouigouis » ou de « roploplos ». Ces mots n’étaient décidément pas dans le DLC (Dictionnaire du Langage Civilisé) que m’avait donné la Doyenne, et je n’osais en demander la signification à mon compagnon, ne voulant pas avouer mon ignorance.
Comme le disait notre très sage Chaman, accroupi devant son champs de chanvre : « tout vient à point à qui sait attendre ».
« Ah, nous arrivons », dis-je avec enthousiasme.

Je me rendis vite compte que la ville ne correspondait pas à mes espoirs quand j’arrêtai le premier passant, un homme noir de peau, crâne rasé et vêtu d’une chemise blanche.
« Bonjour monsieur, c’est bien La Fosse ici ?
-Ouais, ouais… T’aurais pas des pilules ? Y’m’faut des pilules… HAN y en a là-bas ! PILZ HERE§§ BOOOOOMEEEER… »
La population entière semblait quasi inerte, réagissant peu ou pas du tout à ce qui les entourait. Ils fumaient le même genre de cigarettes que notre Chaman, et semblaient avoir les narines enflées, peut être à force de se moucher, qui sait ?
A notre gauche, j’avisai un bâtiment portant un écriteau « No Loulou Allowed ».
Indignée, j’entrai pour aller demander des comptes au patron. C’était un casino.

« Madame, dis-je, je m’appelle Loulou (Être Élu) et j’exige une explication quant à votre pancarte.
-Ah, ça ! Ne vous en faites pas. C’est une vieille tradition de Casino. On raconte qu’un fléau s’abattit sur tous les casinos du sud, causant leur perte, et ce fléau se faisait appeler Loulou. Mais bon, c’est une légende, on n’y croit pas trop. La pancarte c’est juste un clin d’oeil.
-Vous salissez la mémoire de Sainte Loulou madame, elle nous a tous sauvés et mérite notre respect ! »

Une femme au pupilles dilatées s’approcha de moi.

« Moi j’ai entendu parler de cette histoire. Y parait que dans le temps, y avait un gars qui se faisait appeler le Maitre. Il avait plein de mutants à sa botte, mais quelqu’un les a vaincu. Y parait que tous les mutants ont fui, et y parait que certains sont venus ici. T’aurais pas une clope ? »

Quelqu’un avait entendu parler des exploits de Loulou et cela me fit très plaisir.
Mais j’avais quelques questions à poser à Betty, la gérante du casino.
Elle m’apprit que Vic, le marchand de Reliques que je cherchais avait été enlevé par la Guilde des Esclavagistes, ceux-là même qui détenaient sans doute la soeur de Sulik. Il y avait aussi cette histoire d’Abri dans le coin, mais elle n’en savait pas beaucoup.
Je sortis rapidement de cet endroit, respectant le second Commandement de Sainte Loulou :
« Des Casinos, tu te méfieras« .

Je continuai donc l’exploration de cette ville en ruine (j’avais de plus en plus l’impression que toutes les villes que je croiserais seraient en ruines d’ailleurs), et je me fis arrêter par un pauvre bougre quémandant quelque aide financière.

Me souvenant du troisième Commandement de Sainte Loulou, (« Aux Nécessiteux, tu ne casseras point les Genoux« ), je lui offris cinq dollars et commençai à lui lire le Livre de Loulou.
« T’aurais pas une dose plutôt ? » Hasarda t-il.
Cela entama quelque peu ma bonne humeur, mais je ne lui en voulus pas.
Un peu plus loin se trouvait une casse de voitures, avec une magnifique Delorean au beau milieu, le même modèle que j’avais déjà vu à Klamath.
Pour deux milles dollars et quelques babioles qu’il n’avait pas, le sympathique carrossier qui gérait l’affaire m’offrit de retaper l’engin…

« Il faudra juste que je répare ce petit impact au pare bris… BARREZ VOUS VITE !! V’LA LE TYPE DE CARGLASS !!
-AAAAAAAHH !!!
-Carglass répare, carglass remplace !! Carglass répare, carglass remp*BLAM*. »
C’était réglé, et j’étais aussi excitée qu’un jeune adolescent à qui on achète sa première voiture.

Je quittai le quartier pour me rendre à l’ouest de la ville, où il n’y avait pas grand chose de bien intéressant. J’avais bien dit à Sulik, « Mais non, les Esclavagistes c’est l’AUTRE ouest… » mais maintenant que nous étions là…
C’était un petit coin résidentiel, avec ses baies vitrées en morceau, ces gravas et odeurs de rats crevés, ses types défoncés… Tout pour plaire.
Je fouillai sans grande conviction les détritus qui composaient le mobilier des habitations sans trouver quoi que ce soit de réellement intéressant quand soudain…
Jamais plus je ne douterai de toi ô Sainte Loulou, tu veilles sur moi et je t’en remercie… Loué soit ton nom, louée sois-tu d’avoir placé sur mon chemin impie cet objet sacré qui jusqu’à présent me faisait défaut…
La Sainte Corde !!
http://www.clexanis.fr/akodo/tresor.wav

Revigorée, je marchais à présent d’un pas sûr et implacable, prête à abattre toute résistance se dressant devant moi.
La résistance en question se présenta sous la forme d’un petit enfant, comme j’en avais déjà croisé plein dans cette ville.
« Mon papa me bat et me force à jouer avec lui tous les soirs.
-He bien c’est mal, répondis-je, on ne devrait pas jouer quand on en a pas envie. »
Il me parla d’une dénommée Mamma, qui pourrait peut être s’occuper de lui.
Je le quittai en lui faisant la promesse d’aller lui parler, et nous retournâmes vers le Centre Ville.

Comme Sainte Loulou nous l’avait enseigné, je rentrais dans toutes les maisons comme si c’était chez moi en fouillant tout sur mon passage. Dans l’une d’entre elles se trouvait un petit gang, composé de deux charmants couples, dont un inter-racial. Je le signale car j’aime bien l’ouverture d’esprit.

« Bonjour, je m’appelle Loulou, je suis l’Être Élu et je cherche un JEK.
-Ça m’a l’air d’être un discours bien rôdé, me répondit-on.
-Oui je m’entraîne beaucoup. Alors ?
-Que dalle, mais y a une église bizarre à l’est. C’est bien gardé, et on aimerait bien savoir ce qu’il y a dedans.
-Mais c’est formidable ça, m’extasiai-je, peut être gardent-ils un JEK à l’intérieur ! Mais… Une église, dites-vous ?
-Ouais. »
Voilà qui était moins formidable. Car tel était le quatrième Commandement de Sainte Loulou :
« Des Cathédrales et Eglises, tu te méfieras aussi. »
Prudence était donc de mise.

Mais je n’avais pas terminé de visiter le coin, alors avant de m’aventurer vers l’est, j’entrai dans diverses échoppes et magasins.
L’une d’elles était tenue par un personnage sale et dégageant une odeur repoussante, et qui tenta qui plus est de me rouler.
« Qu’avez-vous à vendre monsieur ?
-Hé bien j’ai toutes sortes d’objets, notamment ce magnifique Dictionnaire du Langage Civilisé.
-C’est une honte monsieur, un DLC ça devrait être gratuit ! »

(ceci est un screen d’origine, le personnage étant dans ce dialogue aussi idiot que peut être Loulou) :

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Fallout 2 – Partie 5

Je nous avais acheté des blousons de cuir qui nous faisaient ressembler au héros de ce film rétro, Mad Max. j’avais eu du mal à me séparer du Saint Habit de Sainte Loulou, mais il fallait me rendre à l’évidence : il ne me protégeait pas beaucoup et se salissait à vue d’œil. Et il était trop juste à la poitrine.
Depuis quelques jours nous avions quitté Klamath.

« Moi vouloir rassurer Tribu sur sort de Sulik, me dit ce dernier. Sulik habiter près de Grande Salée, très joli village. Être pas trop loin.
-Ok, allons voir ton village alors, ça ne fera qu’un petit détour. »
Et c’était donc vers le sud ouest que nous voyagions.

(photo non contractuelle, j’avais pas de screen correspondant)

« C’est encore loin ? » Lui demandai-je le second jour de marche.
« Non ».

« Et maintenant ? » Lui demandai-je le quatrième jour.
« Moi peut être sous estimer durée trajet. Être faute à Oncle aussi, lui pas rappeler moi.
-Je me permets de te faire remarquer mon indignation à ce sujet. Tu sais, Sainte Loulou t’aurais cassé les genoux pour ça.
-Noter pour plus tard : 10 aout être date ragnagna de Loulou, pas énerver elle mois prochain ».

Une semaine plus tard nous arrivions sur les terres de la Tribu de Sulik.

Ce n’était pas beaucoup plus accueillant que chez moi, le paysage se résumant à une terre aride aux arbres parcheminés. Je vis au loin quelques Radscorpions gambader joyeusement parmi la végétation, et déjà je savais qu’il me faudrait les déranger pour atteindre le village en lui même.
Fouillant un peu les environs à la recherche d’objets quelconques, je notai rapidement une forte odeur, très désagréable.
Je m’étais déjà faite à l’idée que Sulik ne se lavait jamais les pieds, mais c’était différent, ça me rappelait un peu l’odeur du garde manger de notre chaman, à Arroyo.
Quelques mètres plus loin nous trouvâmes le cadavre d’une jeune femme affreusement mutilée. Elle avait été coupée en deux, et des rats étaient en train de grignoter ses restes.

« Les Terres de la Tribu Primitive, avec ses arbres rachitiques, ses terres asséchées, ses scorpions et ses filles découpées, venez nombreux ! » aurait pu dire une pancarte à l’entrée.
« Sulik, j’ai du mal à croire qu’on ait fait tout ce trajet pour voir ça.
-Toi pas t’inquiéter. Quand arriver ici, les gens pleurer une fois. Quand eux repartir, pleurer de nouveaux mais pour autre raison. »
J’avais un gros doute sur le sujet, mais sur l’instant j’aurais bien écrasé une petite larme tellement l’endroit était pourri.
Enfin nous arrivions au village proprement dit, et je m’aperçus avec dépit que ce n’était guère mieux. Quelques tentes miteuses, deux ou trois idoles, un feu entouré d’ossements, une plantation de chanvre à l’agonie… Une banderole de bienvenue rehaussait un peu le niveau, mais ne cachait pas la misère des lieux. Je ne trouverais certainement pas de JEK ici.

Sulik me laissa pour aller saluer les siens et « essayer de tremper son zigouigoui ». Il faudrait que je lui demande un jour ce qu’était ce fameux zigouigoui dont il me parlait si souvent.
Maintenant que j’étais ici, autant tenter de sympathiser avec la population.
Je vis que leur puits n’était plus en état de marche, car il ne possédait ni corde ni seau. Et à ce moment là je me sentis misérable, à la limite de l’hérésie. En effet, j’avais transgressé le premier des Commandements de Sainte Loulou, une règle d’or pour tout voyageur qui se respecte, à savoir :
« Sans corde, tu ne voyageras point« .
J’en avais pourtant vu une sur les étals au marché de Klamath, mais ivre de liberté j’avais ignoré l’un des Saints Sacrements, et je n’avais plus qu’à m’en mordre les doigts à présent.
Je continuai cependant ma visite, et rencontrai le chaman du village.
« Bonjour monsieur le Chaman.
-Ta mère suce des bites en enfer !! Va t-en !
-Monsieur, je ne pense pas que vous ayez l’honneur de connaitre ma m…
-Va t-en te dis-je, ou les créatures du malin s’en prendront à toi également ! »
L’inimitié envers les étrangers était quasi palpable ici, aussi partis-je à l’extrémité du village pour admirer le spectacle impressionnant de la vaste étendue d’eau qu’était la Grande Salée.
Je croisai une jeune femme à l’air fatiguée.
« Bonjour madame.
-Bonjour. Moi être seule femme du village. Pas être facile tous les jours. Moi devoir aller chercher pommade, mais si moi partir, feu sûrement s’éteindre.
-Ne vous inquiétez pas, je veillerai sur votre feu. »
Quand elle revint, elle me remercia vivement et je profitai de cette personne agréable pour lire quelque livre que j’avais trouvé à Klamath.
Lorsque je relevai les yeux, la nuit était tombée. Sulik devait m’attendre pour reprendre la route, je devais le retrouver.
A ma grande surprise, j’aperçus la silhouette imprécise d’un fantôme devant la tente du chaman. A l’intérieur, ce dernier hurlait des insanités, empêchant ses voisins de dormir.
« Toi fermer ta gueule Chaman, nous vouloir dormir ! S’exclamaient-ils »

Je reconnus dans le spectre les traits de la jeune fille morte non loin du village. Prenant mon courage à deux mains, j’allai lui parler.
« Je suis Loulou, que veux-tu, ô spectre ?
-Je suis morte et coincée ici ! Je suis venu voir ce con de Chaman dans l’espoir qu’il puisse m’envoyer dans l’au-delà mais il est bien trop peureux ! Tout ce qu’il a fait jusqu’à présent, c’est me balancer ses sous-vêtements sales à la figure… »

Je pensais pouvoir régler le problème en raisonnant le Chaman.

« Monsieur le Chaman, rangez ces chaussettes et écoutez-moi, lui dis-je, vous devez bannir de ce monde la créature qui vous hante afin qu’elle puisse rejoindre le sommeil éternel.
-Hein ?
-… Toi devoir arrêter tes conneries et bouger tes fesses pour faire partir fantôme.
-Oh ! »

L’affaire fut réglée en quelques minutes, et enfin la nuit retrouva le calme qui lui est propre.
L’aube ne tarderait pas à pointer son nez, et il était plus que temps de partir.
La tristesse m’envahit quand je quittai la tribu en compagnie de Sulik, car il avait raison. Je pleurais :
Il faudrait que je revienne ici tôt ou tard, j’avais donné ma parole au chef de lui rapporter des armes.

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