Fallout 2 – Episode 1X

Ah, Redding !
Nous en avions beaucoup entendu parler lors de notre périple par delà la Cité de l’Abri et Gecko. Tout ce que j’en savais en y mettant les pieds c’est qu’il s’agissait d’une exploitation minière battant très franchement de l’aile.
Pour tout dire, quasiment plus aucune cargaison ne quittait la ville.
L’idée de trouver un JEK sur cette terre aride me sembla des plus incongrues, à moins peut être que ce brave homme assis par terre en train de regarder ses mains ne puisse me fournir quelques renseignements.

« Holà mon brave », l’interpellai-je. « Je suis Loulou, l’Etre élu, et si vous daignez bien quitter du regard vos mains, même si elles ont l’air très jolies, j’aimerais vous poser quelques questions sur cette bourgade en perdition.
-…La vache comment elles sont trop grands mes maiiins…
-L’a l’air complètement shooté ton brave homme, observa Vic.
-Qu’à cela ne tienne, continuons vers cette auberge, elle a l’air tout à fait charmante ! »
Elle en avait l’air en effet, ou tout du moins était-elle moins poussiéreuse que le reste et aucun cadavre n’encombrait son portique.
Nous entrâmes avec entrain, interrompant la bande de joyeux lurons et autres bons à rien qui se rinçaient l’œil ou le gosier.
« Hola tavernier ! Clamai-je. Une bière pour mes amis, et un lait fraise pour moi ! »
Sans attendre, il apporta les breuvages, et je m’empressai de tremper les lèvres dans ma mixture.
« Hou, c’est fort ! M’exclamai-je.
-Haha, ça être boisson d’homme !
-Bon, tâchons de tendre l’oreille et d’en apprendre un peu plus sur la région. »
Nous fîmes de notre mieux pour nous fondre le plus possible dans la faune de cet abreuvoir, en vidant nos verres d’un air mélancolique tout en poussant de petits grognements de dépits. Puis :
« Moi voir couleurs bizarres, remarqua Sulik.
-T’es déjà bourré ? Hey non moi aussi ! Ajouta Vic.
-C’est vrai ! De jolies couleurs en plus… »
Je sentis mes paupières devenir lourdes, et les murs tout autour de nous commencèrent à onduler, à tanguer… Et tout devint… Carré.
Nous étions sur un sol de briques rouges moches, non loin d’un petit château non moins moche. Une espèce de gros tuyau verdâtre se dressait devant nous, mais des ténèbres insondables l’emplissaient… Au-dessus, une grosse plante carnivore entrait et sortait en faisant claquer ses mâchoires en rythme.
« C’est donc ça dont le Chaman m’a si souvent parlé ! M’exlamai-je.
-Je sais pas ce qu’il y avait dans les boissons, mais c’est terrible. »
J’entendis quelqu’un venir. C’était un petit moustachu bedonnant vêtu d’une salopette rouge. Il courait à toute bombe vers nous en s’exclamant « ITSA MI !! MARIO !! »
En arrivant devant moi, il me sauta sur le crâne et fit mine de poursuivre sa route comme si de rien n’était.
« Hey !! »
Dégainant mon calibre par réflexe, je lui fis sauter le caisson.

« Bon heu… Ça c’est fait… Entrons dans ce tuyau pour voir, le petit gros avait l’air d’y aller »
Nous entrâmes donc et après un petit bruit d’ascenseur nous nous retrouvâmes au beau milieu d’une clairière. Il faisait beau et chaud, comme à la Cité de l’Abri mais en encore plus joli et vert.
Partout gambadaient des petits lapins tout ronds et tout mignons et des espèce de geckos avec des fourchettes à la main.
« Putain, ça s’arrange pas on dirait, dit Vic.
-Non. Jamais plus je ne boirai de lait fraise, on ne comprend vraiment plus rien à cette histoire. »
Mais à nouveau, quelqu’un venait. Un groupe de trois personne se présenta. Une petite blonde à l’air prétentieux, un nabot avec des maracas dans les cheveux et un drôle de type avec un pyjama.
« Heu bonjour, hasardai-je. Vous n’auriez pas vu un JEK par hasard dans le coin ?
-Ah non. Et vous, vous n’auriez pas vu un petit dragon blanc, mignon, qui répond au nom de Flammy ?
-Heu… Au revoir monsieur. »
Je regroupai les autres qui regardaient le paysage avec des yeux effarés…
« On s’en va, et on ne se retourne pas s’il vous plait« .

« Loulou, j’ai peur !
-Moi aussi Miria, moi aussi. Sainte Loulou, guide nos pas hors de cet enfer, aide-nous à supporter cette épreuve et donne-nous la force… »
Nous continuions à avancer, et le paysage avait encore changé, nous étions cette fois dans une immense plaine, et au loin nous parvenaient d’épouvantables cris, que seule une créature plus épouvantable encore était capable de pousser…
« PIKA PIKA !! PIKA PIKA !! »
« On aurait du rester à La Fosse !!
-Attention devant, une bête immonde !!
-Hiiiiiii !!
-Moi m’en occuper, s’écria Sulik. »

Nous détournâmes le regard de ce spectacle peu ragoûtant, laissant à Sulik le soin de nous débarrasser de la créature qui ne tarda pas à succomber face à ses assauts.
« Haha, moi avoir oublié chatterton, du coup créature faire « PAF », dommage ».
Mais nous n’étions pas encore tirés d’affaire, car il y avait ici autant de monstres que de morpions dans le pagne de Sulik, et nous dûmes nous battre à de multiples reprises pour sauver nos vies.
Tous les six pas environ, des abominations nous sautaient à la gorge, nous forçant à nous mettre en ligne et à frapper chacun notre tour.

Et puis… Et puis plus rien.
Le néant, le vide, la page blanche.
« C’était mieux avant ! » proclama Cassidy.

Et bon 1er Avril.

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Fallout 2 – Episode 15

La nuit était tombée et nous étions en train de préparer notre campement. L’absence de nuages nous permettait d’admirer les étoiles, comme je le faisais presque tous les soirs quand j’étais petite au village d’Arroyo. Si je ne m’étais pas trompée en regardant la carte, nous étions censés rejoindre la Fosse le lendemain matin.
« C’était sympa Modoc, dit Vic en train de touiller le feu.
-Ouais…
-Mon moment préféré je crois, c’est quand Loulou a soigné cette vache, Bessy, qui nous a suivi pendant quelques temps après, ajouta t’il. »
C’était vrai, j’avais vu cette pauvre Brahmine avec une épine dans la patte, et après l’avoir soignée elle ne nous quitta plus, ce qui porta notre nombre à 8.

Nous avions été engagés par le jardinier de Modoc car des rats étaient en train de ruiner sa culture de chanvre, et ça je ne pouvais pas le permettre. Alors nous avions pris nos armes et chaussé nos bottes cramponnées pour réduire ces saletés en bouillie et en faire de l’engrais.

« Ouais le coup de la vache c’était pas mal, continua Cassidy. Mais moi j’ai préféré quand on a fait péter les chiottes et qu’on a tout recouvert de merde. On a failli y rester. Le reste c’était déprimant en fait. »
Effectivement, nous enquêtions sur une sombre affaire : un monsieur de plus de cinquante ans affirmait qu’il avait raté sa vie puisqu’il avait perdu sa Rolaykse et nous supplia de la lui retrouver. Le hasard voulu que je place une charge explosive sous les toilettes du village, ce qui provoqua la projection de matière fécale vers l’infini et au-delà, probablement jusqu’à La Fosse. Pour la petite histoire, c’était un rat géant qui avait subtilisé le bijou et le conservait jalousement dans sa tanière nauséabonde.

« Toi avoir goût de chiottes, ajouta Sulik entre deux bouchées de sa saucisse grillée, meilleur moment avoir été visite de ferme de Karl. Crânes au bout de piques rappeler joli petit village de Sulik.
Jo, le maire, m’avait affirmé savoir où trouver un Jek. En échange de cette information il me suffisait d’enquêter sur cette histoire de ferme hantée. En arrivant sur place nous découvrîmes une scène des plus macabres, puisque le sol était recouvert de sang et d’os, et de nombreux cadavres embrochés faisaient office de girouettes. Cependant, un bref examen des corps nous apprit que c’étaient là seulement des mannequins recouverts de boyaux de brahmines. Tout ceci était donc une terrible mise en scène.

« Et toi Lenny, c’est quoi que t’as kiffé ? Demanda Vic.
-Moi j’ai bien aimé quand on est tombés sur les Slags.
-Ah oui c’était cool, ils nous ont braqués. T’as des goûts bizarres. Remarque, pour un Goule…
-Oui c’est vrai, mais c’était la première fois que je voyais d’autres Goules en dehors de Gecko, alors c’était un peu comme si javais été à la maison… »
Les Slags étaient ceux qui avaient orchestré toute la mise en scène autour de la ferme pour faire fuir les villageois. En effet, c’était une petite communauté qui vivait sous terre depuis la Grande Guerre, et plusieurs dizaines d’années de vie troglodyte et de croisements consanguins les avaient rendus très sensibles au soleil. Nous nous sommes acquittés d’une mission pour eux : rétablir le contact avec Modoc autrement qu’en leur jetant au visage des viscères de brahmines. Je dois dire que ça a porté ces fruits et que la paix est maintenant rétablie. Par contre je m’étais fait avoir, car il n’y avait pas de JEK dans la région… Il faudrait que je me montre plus prudente à l’avenir.

Pour ma part mon moment préféré ça a été quand nous sommes descendus dans le puits sur la place du village, parce que j’ai pu utiliser une corde. C’était un grand moment, je me voyais déjà à la place de Sainte Loulou, descendant dans les profondeurs insondables du Rayon. Certes, les profondeurs du puits se révélèrent bien plus sondables et nous ne trouvâmes pas grand chose de passionnant, juste un vieux cadavre tout séché et quelques pièces d’or…

Nous restâmes en silence, savourant notre maigre pitance sous le dôme étoilé de la nuit. Dans un coin, le Chien rongeait un os. J’aurais bien été en peine de dire où il l’avait dégotté, car nous ne lui donnions pas à manger, espérant qu’il finirait par mourir de faim. Quant à Miria… Eh bien elle était collée à moi et contemplait d’un air béat chacune de mes bouchées comme on admire un coucher de soleil. Cela commençait d’ailleurs à poser problème, car non seulement elle me gênait dans mes déplacements mais en plus je sentais que son attitude déconcentrait les autres. L’autre jour Vic avait failli se tirer dans le pied quand il avait surpris Miria m’embrasser à l’improviste.

Le jour suivant nous étions de retour à la Fosse, qui n’avait gère changé depuis notre dernière visite, si ce n’est la quantité de poivrots occupant les caniveaux qui allait grandissant.
Au détour d’un bâtiment crasseux nous croisâmes un monsieur habillé de manière fort élégante et qui me fit de grands signes en m’apercevant. Il s’avéra que c’était un pauvre bougre sans le sous que j’avais dépanné de quelques caps lors de ma première visite, et qui était entre temps devenu richissime. Il me remercia en me donnant 2000$.
« Tu vois Sulik, j’ai récolté ce que j’ai semé. Tu t’étais moqué de moi à l’époque je m’en souviens très bien, dis-je.
-Peuh, Seule graine que Sulik planter, mettre neuf mois à éclore, haha ! »

Lors de nos pérégrinations vers l’Est j’avais récupéré tout un tas de babioles mécaniques et électroniques, alors j’apportai tout ça au mécanicien qui me préparait une voiture.


Quelques heures plus tard le véhicule était prêt. Tremblante, je m’installai au volant.
« J’ai aucune idée de comment on conduit cette machine, dis-je.
-C’est facile, me dit le mécanicien, je vais t’aider. Mets ton pied droit sur la pédale là. Voilà. Ça c’est l’accélérateur. L’autre pédale c’est le frein. Écarte un peu plus les jambes…
-Comme ça ?
-Très bien. Maintenant mets ta main sur le manche là… Prends le bout à pleine main. T’as vu comme c’est doux ?
-C’est vrai.
-Voilà, maintenant tire doucement…
-C’EST FINI OUI ??!! Cria Miria
-Oh ça va, si on peut même plus rigoler…
-Bon, nous partons pour Redding. Vous connaissez une route pour y aller monsieur le mécanicien ?
-En fait y a pas de route.
-Ah. Ce n’est pas grave. Là où on va, on a pas besoin de route. »
Je fis démarrer le moteur et après avoir fait hurler l’embrayage, je calai.

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Fallout 2 – Episode 14.5

Miria me raconta quelques ragots, mais rien qui ne m’intéresse réellement pour ma quête du JEK Sacré. Les autres attendaient en dehors de la chambre et commençaient visiblement à trouver le temps long, sifflotant, se curant le nez ou encore en se grattant l’oreille droite du pied. Je suis toujours épatée quand Sulik fait ça. Il a dit qu’il m’apprendrait un jour.
« Tu sais Loulou, me dit Miria, j’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi gentil que toi.
-Ça c’est parce que tu sors jamais du village, l’autre jour..*
-Assieds-toi près de moi, ce sera plus confortable. »
Je m’assis.
« C’est vrai que c’est mieux. Donc, l’autre jour j’ai rencontré ce gars qui vendait des chouchous, et moi j’avais pas…*
-Tu es très belle aussi… Je peux poser ma main sur ton épaule ?
-Bien sûr. Je disais que j’avais pas assez d’argent sur moi. Alors je lui ai demandé si… Tu fais quoi là ?
-Je te caresse le bras. Ce n’est pas agréable ?
-Si si… Heu… Je voulais vraiment manger un chouchou, alors il me dit, « pas de problème ma biche, si t’es gentille avec moi t’aur »…*Hey ! Si tu cherches mon portefeuille, je le mets jamais dans ma poche arrière…
-Hihi !!
-Alors je lui réponds, « bien sûr monsieur, que dois-je faire ? », mais au final j’ai pas eu de chouchou parce que mes amis m’ont tirée par le bras et on est partis. Heu… Tu m’écoutes ? Tu enlèves ta chemise ? C’est vrai qu’il fait chaud ici. »
Vic, Sulik, Cassidy et le Chien étaient agrippés au chambranle de la porte sans mot dire.
« J’arrive les gars, leur dis-je.
-Oh, nous surtout pas vouloir déranger. Continue comme si nous pas être là. »
Miria se leva et alla fermer la porte, à la déception des spectateurs. Puis se tourna vers moi.
« Je vais te faire des choses qu’on ne t’a jamais faites, me dit-elle.
-J’espère que c’est pas une clef de bras parce que sinon…
-Détends-toi… »

Moi regarder par trou de serrure, mais trou avait été bloqué par morceau de papier. A côté, Vic et Cassidy aussi excités que moi, mais Lenny s’en foutre.
« Oh tu sais mon vieux Sulik, ça fait longtemps que ça marche plus chez moi ça… ».
Zut. Pas pouvoir mater, nous très déçus. Par contre papa de Miria regarder vers nous, lui pas l’air content.
« Qu’est ce que vous foutez encore là vous ? pourquoi cette porte est fermée ?
-Heu, nous pas devoir entrer.
-Elle est où votre copine, celle qui a de gros…*
-Haaa !
-C’était quoi ce cri ? Demanda le papa.
-Elle… se battre avec monstre dans la chambre !
-Je vais chercher mon flingue !!
-NON ! Heu… Etre gros monstre à l’intérieur. TRES méchant…
-Ah ben alors je prends mon fusil ! »
Le monsieur alla chercher gros fusil au-dessus cheminée…
« TIENS BON MA CHERIE, J’ARRIVE !! »
Lui donner grand coup de pied dans porte, qui explose. Alors nous regarder tout de suite, et nous très contents.

« Heu, salut papa…
-BORDEL qu’est ce que vous faites à ma fille ?!
-Eh bien à vrai dire c’est pas moi qui… Heu… C’est à dire que… Enfin voilà quoi. Je peux me rhabiller ?
-Un peu que vous allez vous rhabiller !! (enfin prenez votre temps…) Ah, quel déshonneur ! Je savais que tu étais différente Miria, mais… »
J’enfilai mes vêtements et tentai de retrouver un semblant de dignité quand l’abatteur me fourra son fusil dans le dos :
« Allez zou ! A l’église ! On va vous marier et ensuite vous foutrez le camp ! »
Quand j’avais évoqué l’église du village un peu plus tôt, je n’aurais jamais pensé que j’allais EFFECTIVEMENT y rentrer avec un fusil planté dans le dos…
En un rien de temps furent réunis Jo le maire-prêtre et un témoin, le fils de l’abatteur. Par contre le Chien évita soigneusement d’entrer, preuve s’il en est qu’il était bel et bien une créature du diable.

Le papa n’avait pas l’air d’apprécier les cérémonies. Toujours équipé de son fusil, il pressa le prêtre.
« On n’a pas toute la journée Jo, si on passait directement aux formules sacrées.
-Bon d’accord. »
Sur le banc des invités (que j’entendais d’ailleurs grincer d’une drôle de façon), Vic se mouchait bruyamment.
« Snif, moi les mariages, ça me fait toujours pleurer…
-Moi je trouve ça d’un déprimant, ajouta Cassidy. »

« Oh oui alors ! » S’exclama t’elle en sautillant sur place.
« Parfait. » Commenta son père.
« Loulou, reprit Jo, acceptez-vous de prendre Miria ici présente, pour époux, heu *épouse*, de l’aimer, de la chérir et de la protéger jusqu’à ce que la mort vous sépare ?
-Eh bien je ne voulais pas déranger mais maintenant que vous en parlez… »
Le papa arma son fusil.

« Effectivement, vu comme ça… Alors… Oui.
-Par les pouvoirs qui me sont conférés (puisque j’ai été élu pendant que je dormais je vous le rappelle), je vous déclare femme et… Femme. Vous pouvez vous embrasser.
-Est-ce vraiment nécessaire ? Demandai-je.
-C’est la coutume, et je crois que c’est ça ou le coup de fusil.
-Bon…

« ELLES SONT UNIES !! » Hurla Vic, aux anges.
Nous sortîmes tous du bâtiment maudit, et les autres reprirent leurs activités, quelles qu’elles soient.
« Alors, on fait quoi chérie ? » Demanda Miria.
Je ne savais pas trop dans quoi je m’étais empêtrée, mais toujours est-il que ça rendait mes compagnons très heureux…

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Fallout 2 – Episode 14

A présent que je portais mon badge de Citoyen (le Conseiller McClure avait personnellement tenu à me l’épingler sur la poitrine), la réaction des habitants de la Cité à mon égard était tout à fait différente. Nous étions passé de « Ça sent l’Etranger ici ne trouves-tu pas Jean-Charles ? » à « ACH PONCHOUR CITOYEN ! ».
Je pouvais me promener sans que chaque garde que je croise me sorte sa montre Flik Flak pour me dire que je devais être partie dans une heure…
Et j’en profitai donc pour me diriger vers l’entrée de l’Abri. J’étais toute excitée à l’idée d’enfin voir comment Sainte Loulou avait vécu il y a de ça si longtemps… Peut être y trouverai-je quelques Kinders oubliés de tous ?

Je m’aperçus bientôt que l’endroit était quasiment vide. Il ne servait que de laboratoire de recherche médical, et seuls s’y trouvaient un médecin aux narines fortement rougies et son aide soignante déprimée.
Le docteur m’interpella.
« Je vous offre 1000 dollars si vous me filez une dose de Jet.
-Vous tombez bien monsieur, mon ami Sulik ici présent en transporte en ce moment même quelques sachets dans son estomac. »
Prenant l’ascenseur au bout du couloir, nous nous enfonçâmes plus profondément dans les entrailles du bunker, jusqu’à arriver au niveau résidentiel. Là se trouvaient plusieurs chambres ainsi que quelques salles servant d’entrepôts qui contenaient une quantité impressionnante de matériel de rechange, notamment au moins 150 puces d’eau… Si j’avais bien suivi, jadis, il y avait eu une erreur de livraison entre l’Abri 8 (celui-là même) et l’Abri 13, les puces d’eau et un JEK ayant été livrés au mauvais endroit. Il fallait donc absolument que je retrouve le Saint Abri 13 pour mettre la main sur le JEK qui sauverait le village.
Au détour d’une chambre, voyant que Sulik restait interdit devant une installation étrange, je m’approchai.
« Moi pas comprendre quoi ça être.
-Eh bien c’est… J’avoue que je suis perplexe également, avouai-je.
-Peut être endroit pour vider zigouigoui ? Y avoir un trou, là.
-Ou alors on met ce tuyau à la bouche et de la nourriture en sort.
-GNHouFmouf… Non, pas marcher.
-Putain, vous les tribales, z’êtes vraiment des bouseux hein, intervint Vic. C’est une DOUCHE. Et vous en auriez bien besoin. »

Au dernier niveau enfin, se trouvait l’ordinateur central que je consultai pour trouver d’autres Abris et comment optimiser la Centrale de Gecko. Ignorant le pauvre homme qui chantait à tue-tête non loin, je découvris l’emplacement de l’Abri 15, très loin au Sud, mais qui était censé être dans les parages du Saint Abri… Je téléchargeai ensuite les autres informations que j’étais venue chercher et m’empressai de quitter cet endroit ô combien étouffant. J’avoue que pour rien au monde je n’aurais troqué les vastes étendues du village pour la protection offerte par ces couloirs étroits.
Bon pour un Kinder peut être…
Et ainsi, à Gecko…

Cette fois Festus me fit comprendre qu’il était trop occupé pour se charger de l’optimisation lui-même. Il courrait partout en criant « CINTRI DAOUNE !! ». Je dus donc me débrouiller toute seule avec la Console de Commande qui s’avéra finalement plutôt docile.
Voilà qui était plutôt concluant. J’avais appris plein de choses sur les Abris et j’avais aidé plein de gens, tout comme Sainte Loulou en son temps.
Avant de quitter la zone, je passai prendre Lenny qui nous attendait à l’endroit même où nous l’avions laissé (à cloche pied sur une souche d’arbre), et décidai d’aller dire au revoir à Harold, même si il était en colère contre moi.
Nous nous réconciliâmes finalement et Sainte Loulou fut longuement évoquée…
Mais toutes les bonnes ont une fin, et c’est avec entrain que nous partîmes vers Modoc, un petit village par lequel nous étions passés à l’aller vers la Cité de l’Abri.
« Ça serait pas plus logique d’aller à Redding ou aux Collines Brisées ? Demanda Cassidy.
-Tu dis ça parce que tu ignores le 5eme Commandement de Sainte Loulou : « De la Logique, tu te défieras« . »

Modoc était un de ces attrayants petits villages que l’on pouvait croiser au détour d’une colline du Wasteland.
Poussiéreux, délabré, et sentant le purin.
Ou plutôt la tannerie, qui répandait ici son horrible odeur et parvenait presque à couvrir celles des pieds de Sulik et de Lenny.
J’entrai dans la première maison où habitait monsieur Jo, le maire tout puissant. Et, ô surprise, il savait où trouver un JEK !!

« Je te dirai où il est si tu nous aides à nous débarrasser des fantômes qui hantent la ferme de Karl, en dehors de la ville.
-Hmm, il commence à y avoir beaucoup de fantômes dans cette histoire, dis-je, mais d’accord. »
Il m’apprit également qu’il y avait une église à Modoc, et c’est avec méfiance que je passai devant le bâtiment lugubre, et sans doute témoin des plus innommables atrocités. Il faudrait me pousser avec un fusil dans le dos pour me forcer à entrer là-dedans.
Je préférai donc aller visiter un établissement plus gai, et sans doute plus respectable, comme l’abattoir par exemple.
« Bonjour monsieur l’abatteur, dis-je au tenancier, que puis-je faire pour vous ?
-Vous pouvez aller buter la horde de chien sauvages qui viennent mordre les jarrets de mes brahmines toutes les nuits. »
Et ainsi fut fait. A la nuit tombée nous nous jetions contre les animaux enragés, à l’exception du Chien qui, face à ses semblables, préféra fuir la queue entre les pattes avec forces gémissements, cependant plus proches du rire moqueur que de la terreur. Quelques chiens sauvages se mordirent eux-mêmes et le chargeur de Lenny explosa mystérieusement dans son arme, mais le combat fut bref, et bientôt Sulik prélevait les paturons sous les pattes des bêtes mortes.
« Pour faire bouchons d’oreilles, Vic ronfler la nuit. »
Nous n’avions perdu qu’une tête de bétail.

Je retournai donc à l’abattoir pour avoir ma récompense.
« J’vous r’tiens 100 dollars parce que la Blanchette est crevée, c’te pauv’ bête. »
Puis je tombai sur Miria, la fille de l’abatteur, qui était vraiment très mignonne, et avec qui j’engageai la conversation…

A SUIVRE

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Fallout 2 – Episode 13

Après ce petit interlude, nous arrivions enfin auprès du Bâtiment du Conseil. Ça me faisait bizarre, au village quand nous tenions conseil, c’était dans une petite Tente Seconde Quechua si basse que l’on pouvait tout juste s’y tenir debout.
Sous la surveillance étroite des garde, j’entrai pour aller parler au Conseiller McClure.

C’était un homme âgé aux cheveux grisonnants et dont le strabisme divergent semblait sans cesse attirer son regard sur ma poitrine. Profitant du rétroprojecteur situé au fond de la salle, je lui fis un exposé en trois points sur l’intérêt de réparer la Centrale des Goules. Je dus cependant m’interrompre au milieu de mes explications pour placer une cale en papier sous la table derrière laquelle le Conseiller était assis, car celle-ci était subitement devenue bancale.
« En conclusion, réparer la Centrale vous permettrait d’ouvrir une station balnéaire dans les cinq ans. Alors ? On peut l’avoir ce Régulateur ? »
Un filet de bave coulait de sa bouche.
« Hmm ? Oh ! Oui oui, bien sûr… Heu prenez-m… Heu ! Prenez-le, oui. »
Voilà qui était fait.
Je rendis ensuite visite à Lynette, la Première Conseillère.
« Bonjour madame la Première Conseillère. Vous portez de bien belles lunettes.
-Heh, femmes à lunettes, femmes à quequettes, lança Cassidy.
Chut. »
Je lui demandai des informations quant à l’Abri qui se trouvait ici, mais il apparut bien vite que ce n’était pas le Saint Abri 13. Par contre, Lynette fut très enthousiaste quand je lui appris que j’étais la descendante de Sainte Loulou, mais ça ne lui suffit pas pour me permettre de descendre dans le Bunker sous terre et consulter les archives. Ce privilège était seul réservé aux Citoyens.
C’est donc dans le bureau du Conseiller Gregory que je me rendis pour passer les tests qui pourraient me permettre d’obtenir cette Citoyenneté.
Un papier, un crayon, et une heure pour faire mes preuves.
« Il a un problème votre questionnaire, dis-je. Les réponses entrent pas dans les cases.
-« Hmm… A la question « Aimez-vous les films de gladiateurs ? » vous mettez : « Ça dépend ». On vous demande de répondre par Oui ou par Non, forcément « Ça dépend » ça dépasse. Allez foutez-moi le camp. »
Dommage…
Nous partîmes une fois encore vers Gecko, et j’avais le sentiment que j’aurais à faire ce trajet encore quelques fois avant la fin de cette histoire.
Le Réacteur N.05 crachait encore ses fumées toxiques malgré les efforts incessants des Goules pour le refroidir. Mais, car avec Loulou il faut toujours compter sur un « Mais » (avec une majuscule), je leur apportais de quoi les sauver tous.
« Le Régulateur de Magnétosphère Hydroélectrique.
-Tais-toi Vic. »
Je donnai donc le régulateur à Festus, le Goule chargé de la maintenance de toute l’installation, du moins c’est ce qu’il me semblait puisqu’il avait une clef à molette à la main…

Il effectua une petite danse de la victoire après avoir placé la pièce sans provoquer l’explosion du système et tous les employés m’invitèrent à fêter cette réussite :
« Ho, tu prends l’apéro ?? »
Et c’est donc une bière irradiée à la main que Festus me proposa une nouvelle mission : retourner à la Cité pour trouver de quoi optimiser le rendement de la Centrale. Pourquoi pas, de toute façon il fallait que j’y retourne pour dire au Conseiller que le réacteur était à nouveau en état de marche.
Toute guillerette, j’allais faire part de la tournure des événements à cette vieille branche d’Harold, mais il ne fut pas content du tout. Il était même furieux. D’après lui, j’avais donné trop d’informations sur la centrale à la Cité… Il faut reconnaitre que la Présentation du Rat était vraiment très détaillée, avec tout un tas de graphiques et tout.

Bref, à nouveau, nous étions devant les portes des Quartiers sécurisés de la Cité. Mon passe d’un jour avait expiré mais cela ne dérangea nullement le garde à l’entrée, qui prenait le plus grand soin de me fouiller à chaque fois que je me présentais. Je commençai à le soupçonner de faire exprès…
J’allai donc apprendre la nouvelle au Conseiller McClure, et pour me récompenser, il décida de m’octroyer la tant convoitée Citoyenneté.

« Mais monsieur le Conseiller McClure, j’ai échoué au test du Conseiller Gregory ?!
-Haha n’en tenez pas compte mon petit, je suis sûr qu’il n’a pas su vous estimer à la juste mesure de vos, heu, compétences ! Oui c’est ça, vos très gross…, heu grandes ! …Compétences… Laissez moi seul maintenant je vous prie. »

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Fallout 2 – Partie 12

« Lâche-moi saleté ! »
Ça c’était Lenny qui luttait pour que le Chien arrête de lui mâchouiller les tibias. Personnellement j’avais bien trop peur des représailles de la Bête pour oser m’interposer, et c’est donc accompagnés de jurons et de grognements que nous visitions le Dépotoir, quartier nord de Gecko. Ça me rappelait beaucoup le Quartier Populaire de La Fosse, on y trouvait les mêmes carcasses et habitations délabrées. Peut être ces deux villes entretenaient-elles une relation de Jumelage ?
« Faudrait être sacrément con pour se jumeler avec une ville pareille, Objecta Cassidy ».
L’un des Goules du coin demanda mon aide pour retrouver l’un de ses amis, un dénommé Woody.

« Pouvez-vous me le décrire ? Demandai-je.
-Ben… Il a un chapeau de cowboy, une chemise jaune rayée, un pantalon bleu… Et il schlingue un max, une bonne odeur de Goule quoi. Il doit trainer du côté de la Fosse… »
Je parlai également avec un mécanicien à l’air très doué qui me proposa d’échanger une trousse à outil high-tech contre une pièce mécanique pour la voiture qu’on me préparait à la Fosse.
« Moi pas comprendre pourquoi toi vouloir voiture. Dans tribu de Sulik, jambes fortes portent hommes forts, et zigouigoui fait le reste.
-Laisse-moi t’expliquer Sulik, intervint Vic. Vous, vous comparez vos zigouigoui, nous on a des voitures. C’est ce qu’on appelle la civilisation, ça implique qu’on ne doit pas parler de notre bite en permanence. Ensuite y a le tunning, mais ça c’est trop civilisé…
-Moi toujours pas comprendre. Loulou pas avoir zigouigoui.
-Je suppose qu’avec les femmes ça doit être une histoire de nichons.
-Haha, dans ce cas Loulou pas de soucis à se faire. »
Tandis que j’ignorai cette conversation des plus édifiantes, je découvris une bouche d’égout à moitié ouverte.
Me souvenant quelles aventures trépidantes Sainte Loulou avait vécues dans de tels souterrains, je m’empressai d’en soulever entièrement le couvercle et d’y descendre. S’il s’était agit d’une tarte, « goulument » aurait été un terme adéquat.

L’odeur en bas était si épaisse qu’on aurait pu s’en faire une écharpe. On aurait dit une espèce de vieux bunker désaffecté, habité par des Goules (eux aussi désaffectés). Bien que certains d’entre eux soient armés, ils me laissèrent fouiner sans soucis, me demandant de temps à autre si je venais pour me faire renouveler. Il s’agissait sans doute d’une méprise, je ne me souvenais pas avoir souscrit le moindre abonnement auprès de ces gens.
« Je trouve cet endroit très déprimant, se lamenta Cassidy ».
Il n’avait pas tort, mais je devais trouver le chef de ce petit monde avant de remonter à la surface.
D’ailleurs, au détour d’un tunnel :

« Je suis Kingdok, le Maitre de la Secte du Renouveau, grogna un rat géant.
-Ça c’est marrant j’ai croisé le Roi des Rats à La Fosse, dis-je.
-En effet, c’est mon correspondant de Jumelage. Comment va ce vieux grincheux ?
-Nous avoir pulvérisé…
-Il va bien !! Le coupai-je. Hein Sulik qu’il va bien ? Hé hé… »
Kingdok pensait pouvoir guérir les Goules et leur rendre leur apparence humaine, c’était son fameux Renouveau. Mais pour l’heure, il pensait plus à réparer la centrale et rétablir les relations commerciales avec les Collines Brisées. Il m’indiqua que la Cité de l’Abri serait prête à les aider si elle y voyait son intérêt.
« C’est simple, dit-il, grâce à ma calculette Casio Collège j’ai monté un plan financier sur deux ans qui remettra cet endroit et la région sur pieds. L’Abri ne pourra pas refuser !
-Ok. »
Muni d’un holodisque avec la présentation Powerpoint de Kingdok, il fallait que je retourne à la Cité pour faire un exposé à un dénommé McClure, ce qui impliquait que Lenny devait rester ici, son état de Goule ne lui permettant sans doute pas de passer le portail et leurs tourelles laser…

Ainsi le soir même nous retrouvions-nous à nouveau devant les portes fermées de l’Abri. Il faisait nuit, et j’entrai dans le bureau de ce magistrat qui m’avait si gentiment éconduite la dernière fois. Personne. Dans un coin se trouvait une armoire cadenassée portant une grosse pancarte « crochetez-moi ». A l’intérieur se trouvait un passe d’un jour pour la Cité.
Le lendemain matin nous n’avions plus qu’à montrer patte blanche et les gardes nous laissèrent entrer, à l’exception du Chien qui, à force de marcher dessus toute la journée, ne devait pas avoir les pattes assez blanches à leur goût.

J’avais toute la journée jusqu’à ce soir 18h pour faire mes petites affaires, et je discutai donc un peu partout avec les gens. Beaucoup d’entre eux étaient des esclaves et l’autre moitié étaient aussi accueillants que des épouvantails avec un balai dans le fondement.
Heureusement tout n’était pas noir et je rencontrai quelques personnes agréables, comme ce charmant bibliothécaire qui me donna ses livres plutôt que de les voir perdus dans un réseau informatique. « La Schtroumpfette et le stérilet perdu », « Tomtom et Nana découvrent leurs corps » ou encore « Babar et le piège à loup », autant d’œuvres littéraires majeures dont nous avait parlé Sainte Loulou.

Au détour d’une ruelle je croisai un saint homme qui prêchait la bonne parole. Il parlait de liberté, d’égalité et de maternité si je me souviens bien, et quand il nota mon intérêt, me remis une valise pour que je l’apporte à un dénommé John Bishop à New Reno. Encore un objet à apporter au bout du monde. Je la mis sur la pile des babioles à livrer…
Quant au JEK, j’appris avec déception que la Cité n’en disposait plus puisqu’ils l’avaient utilisé pour la bâtir…
Quand soudain !
« Loulou… Ne te retourne pas mais le Chien est à nouveau là… M’apprit Vic d’une voix tremblante.
-Il a du traverser la porte grâce à ses pouvoirs surnaturels. Fais comme si de rien n’était sinon nous sommes tous foutus.
 »
Effectivement il nous suivait de sa démarche branlante, mâchouillant encore et toujours ce doigt de Goule qu’il avait débusqué à Gecko. A vrai dire, j’avais l’impression qu’il le chiquait…

J’entrai dans un nouveau bâtiment, c’était une remise à domestique. C’est alors que je me souvins de Joshua qui était prisonnier ici, et que je m’étais engagée à libérer.
« Bonjour monsieur, dis-je au responsable, est-ce que vous savez où je peux trouver un domestique qui s’appelle Joshua ?
-Il est ici, pourquoi ?
-J’ai de fortes raisons de penser qu’il est très malade. »

« Le Syndrome Loulou ?
-Oui c’est terrible et très contagieux. Le malade peut hurler des insanités à tout moment !
BWABWABWAWBAWBWA PUTE PUTE SALE PUUUUUUUTE CHATTE §§§ Hurla Sulik.
-Il peut être sujet à de fortes fièvres !
-Faire sacrément chaud ici. Sulik peut être se mettre tout nu ?!
-Mais surtout il ne contrôle plus ses sphincters !!
-Heu ?
-J’ai dit, MAIS SURTOUT IL NE CONTRÔLE PLUS SES SPHINCTERS SULIK.
-Gniiiiiiiiiiiii.
-D’ACCORD !! D’accord on va le faire dégager mais par pitié allez vous-en !! »
Et voilà le travail, l’esclave était libre, et c’est l’esprit léger que nous nous mettions en quête d’une fontaine…

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Fallout 2 – Partie 11

N’y connaissant rien en matière de mutant civilisé, je demandai conseil à mes compagnons afin d’éviter de froisser ces gens à la sensibilité sans doute à fleur de peau.
« Y a-t’il une manière particulière de leur souhaiter le bonjour ? Dis-je.
-Ouais, tu leur serres la main. Par contre faut pas oublier de la leur rendre après.
-Je vois. »
J’ignorai ma fine équipe qui pouffait de rire derrière moi pour m’adresser à un passant.
« Bonjour monsieur le Goule, je suis Loulou, l’Etre Elu, auriez-vous l’obligeance de m’indiquer les appartements de votre chef ?
-Bien sûr Peaudouce, c’est par l*spouich*… Et merde, j’me fais toujours avoir par les touristes. »
Je laissai ce brave homme aller récupérer son doigt dans les fourrés (même si le chien l’avait déjà devancé) pour me diriger vers la bicoque délabrée qu’il m’avait indiqué.
Ça ressemblait à une espèce de bureau, deux goules l’occupant dont un avec un arbrisseau au milieu de la figure. Pourquoi pas, Sulik avait bien un os dans le nez.
Il s’appelait Harold, et je me souvins de lui dans les récits de Sainte Loulou.

Comme j’en avais déjà eu vent à la Cité de l’Abri, la centrale gérée par les goules battait sévèrement de l’aile et il suffisait sans doute qu’une brahmine pète de travers pour que tout explose. Il leur manquait une pièce vitale pour le bon fonctionnement du réacteur, un régulateur de magnéstoph… Un régulateur de magnotsé… Un régulateur.
« De magnétosphère Hydroélectrique.
-Tais-toi Vic. »
Peut être qu’ils avaient un tel dispositif à la Cité, mais je ne pensais pas vraiment qu’ils accepteraient de le prêter. Aux côtés d’Harold se tenait un goule à l’air déprimé, à moins que ce ne soit son absence de sourcil qui donnait cette impression. Il lui manquait également les deux index.
« Je m’appelle Lenny, dit-il, avant j’étais un proctologue réputé, mais j’ai du arrêter de pratiquer quand j’ai commencé à y laisser mes doigts. » Il leva tristement ses mains devant moi.
J’allais le laisser là quand j’aperçus l’empreinte de botte profondément enfoncée dans sa joue droite, comme une enclume dans de la glaise. On pouvait y deviner le chiffre « 13 ».
« D’où vient cette empreinte de botte ? demandai-je.
-Oh ça c’est l’Habitant de l’Abri qui m’a autrefois marché dessus tellement elle était pressée, à Necropolis. Mais elle s’est excusée alors ça va. Ah, si seulement je l’avais suivie.
-Han mais c’est incroyable, elle était mon ancêtre ! Joins-toi donc à nous !
-Super, je vais chercher mon pied gauche et j’arrive ! »
Et c’est donc à six que nous quittâmes la maison d’Harold.
« Sulik, tu devrais vraiment te laver les pieds, dis-je.
-Ça pas être moi. Etre Lenny. Moi pas oser imaginer l’état de son zigouigoui… »
Lenny dégageait effectivement une odeur pestilentielle, que seul le chien semblait apprécier…
Pinçant le nez, je pris la direction de la centrale.

« Comment ça va les gars ? demandai-je aux trois goules armés qui gardaient l’entrée.
-Hai pu heu hehou, me répondit tristement le premier.
-Quoi ?
-Il dit qu’il a plus de genoux, me renseigna son acolyte.
-Je suis Loulou, l’Etre élu.
-He vois pas heu happoht
-Il dit qu’il voit pas le rapport. »
Quittant cette bande de joyeux drilles, j’effectuai une petite inspection des lieux afin de voir l’étendue des dégâts. Chewing-gum colmatant des fissures, élastique reliant les tuyaux d’évacuations, patafix sur les murs… Sans parler du personnel, le responsable de la sécurité dormait sur sa console avec une boîte de donuts sur les jambes…

La chambre du réacteur était bien entendu inaccessible, au risque de subir une irradiation irréversible, et je n’avais aucune envie de me « lennyfier ».
L’un des employés m’informa que pour toutes les opérations s’effectuant dans la chambre on se servait d’un robot.
« Avant il savait faire que des cubes avec de la bouse de brahmine mais il a été reprogrammé, me dit-il.
-Et il doit être aussi mal foutu que cette centrale, ajouta Vic.
-OUaLI ! S’indigna le tas de ferraille. »
Avisant l’ordinateur de contrôle dans un coin, je me mis à pianoter plus ou moins au hasard sur son clavier.
« Toi savoir quoi toi faire ? Demanda Sulik.
-Pas vraiment, mais c’est en forgeant qu’on devient fo…*
AUTODESTRUCTION DE LA CENTRALE DANS 30 PUTAINS DE SECONDES §§
-oUaLIE §§
-Oh ça va hein !!
BIENVENUE SUR LA PAGE FACEBOOK DE l’ENCLAVE, LE RÉSEAU SOCIAL 3.0
-Voilà qui est mieux, dis-je. »

« Ici l’Enclave, pour les informations générales, tapez 1, pour une demande d’emploi, tapez 2, pour un bombardement de votre position dans les 30 minutes, tapez 3.
-Appuie sur 3 qu’on en finisse, supplia Cassidy.
-Sur 1 !
-Sur 3 j’te dis ! »
*Bip*
« Merci de patienter, nos hélicos de combat sont en route.
-Hey qu’est ce qui se passe ici ?! Demanda le goule qui regardait par dessus mon épaule d’une voix anxieuse.
-Oh rien. Rien rien ! On va vous laisser par contre, hein les gars ? »

Je savais pas trop ce qu’était cette fameuse Enclave, mais le monsieur à l’écran avait parlé de Président des Etats Unis et tout, ça devait être très important…
Nous quittâmes la centrale pour aller visiter le reste de cette charmante bourgade.

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